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	<title>Julien Marie Web Marketing &#187; entrepreneuriat</title>
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	<description>Un blog utilisant WordPress</description>
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		<title>YesOrNow, le retour&#8230; ;)</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Feb 2010 16:10:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien</dc:creator>
				<category><![CDATA[entrepreneuriat]]></category>
		<category><![CDATA[product design]]></category>
		<category><![CDATA[YesOrNow]]></category>

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Je profite de mon blog pour annoncer que je travaille en ce moment au retour de YesOrNow, car, comme je le disais dans un précédent post, le concept est à mon sens très bon et qu&#8217;avec la réflexion, j&#8217;ai compris ce qui n&#8217;allait pas.
Trop de complexité : le désir d&#8217;avoir un produit parfait nous a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.julienmarie.com/wp-content/uploads/2010/02/jpforest.jpg"><img src="http://www.julienmarie.com/wp-content/uploads/2010/02/jpforest.jpg" alt="" title="jpforest" width="900" height="250" class="alignnone size-full wp-image-61" /></a>
<p>Je profite de mon blog pour annoncer que je travaille en ce moment au retour de YesOrNow, car, comme je le disais dans un précédent <a href="http://www.julienmarie.com/2010/01/lecons-yes-or-now-produit-entrepreneuriat/">post</a>, le concept est à mon sens très bon et qu&#8217;avec la réflexion, j&#8217;ai compris ce qui n&#8217;allait pas.</p>
<p><em>Trop de complexité</em> : le désir d&#8217;avoir un produit parfait nous a éloigné de l&#8217;essentiel, notre proposition de valeur : que les gens se rencontrent réellement, facilement, quand ils le désirent. Nous avions trop de fonctionnalités, le site était une &laquo;&nbsp;merveille&nbsp;&raquo; technologique, mais aussi une usine à gaz, qui rendait non évidente le processus de prise de rendez-vous, et également qui rendait le site trop lourd tant au niveau serveur que client (charger 70 000 lignes de javascript et 4Mo de sprites css png, ce n&#8217;est pas une mince affaire ;) ).</p>
<p>Trop de contraintes : à force de vouloir un produit parfait, un service parfait, nous avons présenté sur le marché un produit où peut-être il n&#8217;y avait pas assez de liberté.</p>
<p>Au final, c&#8217;est tout le flow de l&#8217;utilisateur qui est était revoir. Tout était à stream-liner.</p>
<p>J&#8217;y travaille donc, petit à petit, boosté également par des petites histoires qui m&#8217;arrivent.</p>
<p>Par exemple, je viens d&#8217;apprendre toute à l&#8217;heure celle d&#8217;un couple qui s&#8217;est formé grâce à YesOrNow pendant sa petite existence publique. Le retour de ce nouveau couple (qui a déjà trois mois) est plus que super positif.</p>
<p>D&#8217;autres couples se sont formés grâce à YesOrNow.</p>
<p>Et cela me plaît, que des histoires d&#8217;amours naissent grâce à des journées et des nuits de travail. La première histoire qui s&#8217;est créée depuis les débuts de cette aventure dans le dating, c&#8217;était sur Datingwatch. Un de nos premiers lecteurs a rencontré sa moitié sur ce blog, via les commentaires (j&#8217;avoue que nous n&#8217;avons jamais vraiment compris comment ils ont fait). J&#8217;ai cru comprendre qu&#8217;ils s&#8217;étaient fiancés, peut-être mariés aujourd&#8217;hui.</p>
<p>Et je trouve que c&#8217;est une très belle justification d&#8217;une démarche entrepreneuriale.</p>
<p>Car finalement, les relations amoureuses sont le ciment de nos vies, le ciment qui met du sens, de la joie, dans nos quotidiens où l&#8217;on court à droite et à gauche.</p>
<p>Et j&#8217;aime l&#8217;idée que YesOrNow propose un service de rencontre qui s&#8217;inscrit dans la vie. La vraie.</p>
<p>Le retour en ligne de YesOrNow ne se fera pas en un jour. Je suis actuellement tout seul à reprendre le navire, et je dois reprendre de A à Z toute la programmation du site, et cette fois-ci, avec mes petites mains, puisque notre développeur nous a quitté. Et, comme j&#8217;en parlais dans mon post ultra-geek précédent, j&#8217;ai envie de connaître mon produit de l&#8217;intérieur. Un peu une approche artisanale, somme toute.</p>
<p>Cela prendra quelques mois, je ne peux m&#8217;avancer sur une date de (re-)lancement. Surtout que je jongle avec les missions à droite et à gauche.</p>
<p>Tout ce que je peux dire, c&#8217;est que ce sera plus simple, plus léger, plus intuitif, et même plus joli ;).</p>
<p>Au final, je considère plutôt cet incident de parcours comme la chance de faire de YesOrNow ce que cela aurait dû être dès le début. Plus sur ce que j&#8217;entends par là très bientôt.</p>
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		<title>Entrepreneuriat &amp; Développement Produit : quelques leçons apprises, retour sur YesOrNow.</title>
		<link>http://www.julienmarie.com/2010/01/lecons-yes-or-now-produit-entrepreneuriat/</link>
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		<pubDate>Sat, 16 Jan 2010 14:14:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retour d'Experience]]></category>
		<category><![CDATA[entrepreneuriat]]></category>
		<category><![CDATA[product design]]></category>
		<category><![CDATA[YesOrNow]]></category>

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[UPDATE] Un article suit celui-ci annonçant que je relance le projet [/UPDATE]
Il y a maintenant presque deux ans, j&#8217;ai démarré avec mon acolyte Youri un projet, YesOrNow. Le site à été lancé en Novembre dernier, et au bout d&#8217;un mois d&#8217;existence, on a du fermer. Pourtant, beaucoup de choses étaient très très positives : nous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-36" title="osakatowers" src="http://www.julienmarie.com/wp-content/uploads/2010/01/osakatowers.jpg" alt="" width="900" height="251" /></p>
<p>[UPDATE] Un <a href="http://www.julienmarie.com/2010/02/yesornow-le-retour/">article</a> suit celui-ci annonçant que je relance le projet [/UPDATE]<br />
Il y a maintenant presque deux ans, j&#8217;ai démarré avec mon acolyte Youri un projet, YesOrNow. Le site à été lancé en Novembre dernier, et au bout d&#8217;un mois d&#8217;existence, on a du fermer. Pourtant, beaucoup de choses étaient très très positives : nous arrivions à tenir notre promesse, ce qui n&#8217;était pas évident : organiser des rendez-vous entre célibataires. Le principe était simple :</p>
<ol>
<li> 1 &#8211; Vous indiquiez qui vous plaisait.</li>
<li> 2 &#8211; Vous indiquiez quand vous étiez libre.</li>
<li> 3 &#8211; On vous réservait une table dans un bar (ça, c&#8217;était un tour de force), avec une personne qui vous plaisait et à qui vous plaisiez.</li>
</ol>
<p>Le dating est un marché hyper concurrentiel. Toutefois, ce qu&#8217;on remarquait, c&#8217;était que l&#8217;offre de valeur était toujours la même : l&#8217;accès à une base de données et des fonctions de communication. Notre stratégie était donc d&#8217;élever fondamentalement la valeur de notre offre : ce que nous « vendions », c&#8217;était du rendez-vous.</p>
<p>Toutefois, il nous a fallu du temps pour arriver à ce concept. Et là, ce fut la première erreur.</p>
<p>Le développement a commencé alors que notre différenciation était classique : plus de sécurité, interface plus travaillée, fonctions de matching comportemental avancées, tarification permettant une segmentation à l&#8217;entrée. Rien de très excitant, le projet s&#8217;appelait alors Affinities (je possède toujours la marque d&#8217;ailleurs — c&#8217;est devenu drôle quelques mois après quand Meetic a lancé Meetic Affinity).</p>
<p>Et là, ce fut le premier problème et notre première erreur. Nous connaissions très bien le marché, mais trop bien (cf l&#8217;aventure DatingWatch). Prendre de la distance pour imaginer quelque chose de nouveau était difficile. En même temps, les lignes de code de notre développeur s&#8217;empilaient, nous avions des fonctions superbes (un messenger notamment avec archivage des discussion et recherche par mot clef, etc&#8230;). Tout cela intégré dans une interface 100% javascript.</p>
<p>Et quand l&#8217;idée est apparue, d&#8217;une manière simple en répondant à la question qu&#8217;on devrait tous se poser : « De quoi je rêverais pour faire des rencontres ? », et que la réponse fut simplement « Qu&#8217;on m&#8217;organise des rendez-vous avec des personnes que j&#8217;ai envie de rencontrer », ce fut un peu le branle bas de combat.</p>
<p>Branle bas de combat avec notre développeur : virer plein de choses, dont la gestion des contacts (on se basait désormais sur un tryptique Oui / Non / Pourquoi Pas) qui était un des coeurs du système. Passer des journées à faire des équations et des algorithmes pour aboutir à de nouveaux algorithmes de matching correspondant aux nouvelles interactions, mettre en place des API de géolocalisation, un moteur de réservation et de gestion de disponibilité des bars, prenant en compte la localisation de nos clients et leurs différentes adresses (personnelles, bureau, etc&#8230;), et surtout prenant en compte le fait que rien n&#8217;est sûr avec les bars jusqu&#8217;au moment où on a venant d&#8217;un bar un OK, c&#8217;est bon pour ce soir, deux tables, 20h30 et 21h15.</p>
<p>Cela a aboutit à une refonte du business model, en passant de l&#8217;abonnement au rendez-vous (changement de proposition de valeur oblige).</p>
<p>On a donc passé notre temps à essayer de mettre en place toute une nouvelle logique, qui n&#8217;existait nulle part, en faisant plier un code déjà existant pour le faire entrer dans un nouveau concept.</p>
<p>Et c&#8217;est là qu&#8217;on s&#8217;est planté.</p>
<p>On s&#8217;est planté car on a livré un produit qui était bon, mais pas totalement cohérent encore. Il nous fallait changer nos modèles d&#8217;interactions entre nos membres pour augmenter le nombre de rendez-vous ainsi que notre mode d&#8217;inscription, trop &laquo;&nbsp;dating classique&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Et après beaucoup de conversations avec différents investisseurs, qu&#8217;on a toujours refusé, trop jaloux de notre capital que nous étions, on s&#8217;est retrouvé dans une situation où notre développeur ne pouvait plus survivre financièrement. Et les dernières modifications à apporter au site étaient trop lourdes, trop coûteuses tant en temps qu&#8217;émotionnellement.</p>
<p>Car c&#8217;est ici finalement que s&#8217;est situé notre &laquo;&nbsp;péché&nbsp;&raquo;.</p>
<p>C&#8217;était notre premier vrai projet entrepreneurial, le premier qui voit le jour. Et au final, ce fut une aventure romantique, presque épique. Tout devait être parfait, nous étions &laquo;&nbsp;trois frères de sang&nbsp;&raquo; à l&#8217;attaque du marché B2C le plus concurrentiel de l&#8217;internet français.</p>
<p>Nous avons mis toutes nos tripes dedans, et au bout d&#8217;un moment, à force de changer les choses, l&#8217;un de nous n&#8217;en pouvait plus. Malheureusement si près du but.</p>
<p>Aussi, c&#8217;était comme un bébé, ce site. On justifie ses choix de carrière par rapport à ce projet, on convainc son entourage de la viabilité, de l&#8217;innovation du projet. On en arrive à se définir par rapport à ce projet, par rapport à ces 100 000 lignes de javascript et 30 000 lignes de rails entreposées sur un serveur.</p>
<p>Et nos choix sont pas toujours les plus rationnels. Surtout à plusieurs.</p>
<p>Je discutais hier de la différence entre convaincre et persuader. Convaincre fait appel à la raison, persuader à l&#8217;émotion. On peut détruire un argumentaire raisonnable, mais jamais une émotion. Toutes nos levées de fonds doivent leur échec à l&#8217;attachement affectif à notre projet, à la peur de s&#8217;en voir expropriés, alors que rien n&#8217;était fait. Nous avions mis tellement de valeur dans le projet pour légitimer notre choix, que nous ne voyions pas que rationnellement, le projet n&#8217;avait pas de valeur tant qu&#8217;il ne dégageait pas un cash flow confortable.</p>
<p>Au bout d&#8217;un peu plus d&#8217;un mois, près de trois mille inscriptions, plus de 550 000 pages vues et 50 000 visites, avec des temps de connexion moyen de plus de 20 minutes par connexion, on a fait un ./stop_server entrée.</p>
<p>Voilà. YesOrNow n&#8217;est pas mort, mais cette aventure, comme elle le fut, est terminée. YesOrNow revivra un jour. Je l&#8217;espère, d&#8217;autant plus que je suis intimement convaincu du concept, et que je sais ce qui n&#8217;allait pas.</p>
<p>Le romantisme est mort. Vive la raison, animée de passion.</p>
<p>Juste pour finir, je me permets de citer mon ami Rupert Schiessl, un des fondateurs de Verteego :</p>
<blockquote><p>« Ce que je trouve fascinant dans la création d&#8217;entreprise et que nous avons tous lus de nombreux ouvrages de créateurs d&#8217;entreprises approuvés témoignant de leurs erreurs pour ensuite refaire les mêmes. »</p></blockquote>
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